Retail & e-commerce
Fréquence de repricing
La cadence de repricing que chaque catégorie appelle, et ce que l'équipe peut absorber.
Le problème
Dans la plupart des enseignes, la fréquence de repricing s'installe sans avoir été décidée. Hebdomadaire parce qu'un outil le permet, mensuelle parce que l'équipe ne peut pas faire mieux, et la voilà appliquée uniformément à tout l'assortiment. Les catégories disputées se retrouvent suivies trop lentement, pendant que des catégories stables consomment du temps sans contrepartie mesurable.
Il manque un arbitrage à quatre termes : le coût de l'inaction sur une catégorie dont les prix concurrents dérivent, le coût opérationnel d'un changement de prix, ce que la rotation rend pertinent, ce que l'équipe peut absorber. Chacun de ces quatre chiffres existe quelque part dans l'organisation, rarement au même endroit. Le calcul les réunit, catégorie par catégorie.
Fréquence de repricing
Comment lire le résultat
Saisie
- Dérive des prix concurrents sur la catégorie, supposée linéaire et à sens unique, en points de pourcentage par semaine
- Rotation des références et durée de vie de l'assortiment, qui plafonne la cadence ; la cadence ne descend pas sous une semaine
- Coût opérationnel d'un changement de prix, par référence suivie : étiquetage, contrôle, système
- Capacité de l'équipe, en références traitables par semaine
- Chiffre d'affaires hebdomadaire de la catégorie, part exposée à la comparaison et sensibilité du chiffre d'affaires exposé à l'écart de prix
Comment lire le résultat
- La cadence se raisonne par catégorie ; un rythme unique surinvestit les catégories stables, et son surcoût se chiffre pour une cadence uniforme de 1 à 12 semaines
- Entre la charge des cadences pertinentes et la capacité, l'écart chiffre le besoin d'automatisation ; si la capacité ne suffit pas, la recommandation est une allocation optimale par catégorie sous contrainte de charge, avec son surcoût hebdomadaire
- Alerte de cadence rapide, uniquement quand la cadence est de 4 semaines ou moins et l'exposition inférieure à 50 % : l'effort est alors mal placé
- Une catégorie sans dérive ni rotation est signalée à cadence indéfinie et sort du total de charge
Limites
- La dérive saisie décrit un passé et suppose un glissement linéaire, à sens unique. Les prix concurrents qui oscillent ne s'y retrouvent pas, et une guerre de prix ouverte ou l'entrée d'un nouvel acteur change le régime sans préavis.
- Le coût d'un changement de prix est pris comme uniforme, alors qu'en magasin il dépend de la surface, du nombre de facings et du taux d'étiquettes électroniques.
- Le coût de perception n'entre nulle part. Un prix qui bouge trop souvent devient illisible pour le client, et aucune fréquence optimale n'internalise cet effet.
- La capacité de l'équipe fait office de contrainte fixe. Elle varie pourtant avec la qualité des relevés concurrents et le degré d'automatisation des règles.
La cadence obtenue se révise quand le paysage concurrentiel de la catégorie bouge sérieusement, pas à date fixe. Une saisie illisible laisse la dernière valeur valide en place, avec un message, et toute valeur ramenée à une borne est signalée. La lecture des nombres suit la langue de la page : virgule ou point en français, point en anglais, virgule en allemand et espagnol.
Dans le lexique
Un premier échange de trente minutes
L'outil donne l'ordre de grandeur. La décision qui suit se discute en trente minutes.